Caliméro...
Par eric le samedi 7 février 2009, 00:20 - "Caca nerveux" - Lien permanent
Le "parlé vrai"…
Oh ce n’est pas ici qu’on s’en plaindra tant les colonnes de ce blog sont remplies de l’exaspération consommée de ce fameux politiquement correct qui pollue à longueur de temps la marche en avant de notre société en perpétuelle crispation.
Alors le raccourci facile serait de penser que les dernières divagations littéraires de Mme Royal sont une véritable bénédiction au milieu de ce détestable formatage de l’expression.
C’est évidemment celui dans lequel les éternels "idolâtreux" de la diva socialiste se sont engouffrés en courant. Et on peut les comprendre…
Des
mois, des années qu’ils sont persuadés que les enjeux politiques se jouent sur
leur capacité à imaginer le quolibet bien ficelé ou le ragot bien populiste qui
salira durablement l’intégrité personnelle de leur adversaire, quel qu’il
soit.
Alors forcement, quand la maitresse s’adonne avec une telle fougue à cet exercice, elle déclenche la jubilation collective.
Et ça marche.
Peu importe la taille de l’énormité ou le ridicule du bon mot. Tout est bon à entendre tant que ça égratigne, cabosse, réduit, éreinte celui, celles et ceux qu’ils abhorrent.
Oh ce n’est pas ici qu’on s’en plaindra tant les colonnes de ce blog sont remplies de l’exaspération consommée de ce fameux politiquement correct qui pollue à longueur de temps la marche en avant de notre société en perpétuelle crispation.
Alors le raccourci facile serait de penser que les dernières divagations littéraires de Mme Royal sont une véritable bénédiction au milieu de ce détestable formatage de l’expression.
C’est évidemment celui dans lequel les éternels "idolâtreux" de la diva socialiste se sont engouffrés en courant. Et on peut les comprendre…
Des
mois, des années qu’ils sont persuadés que les enjeux politiques se jouent sur
leur capacité à imaginer le quolibet bien ficelé ou le ragot bien populiste qui
salira durablement l’intégrité personnelle de leur adversaire, quel qu’il
soit.Alors forcement, quand la maitresse s’adonne avec une telle fougue à cet exercice, elle déclenche la jubilation collective.
Et ça marche.
Peu importe la taille de l’énormité ou le ridicule du bon mot. Tout est bon à entendre tant que ça égratigne, cabosse, réduit, éreinte celui, celles et ceux qu’ils abhorrent.
Ségolène Royal le sait d’autant plus qu’elle peut compter sur
ces aficionados dévoués, y compris quand elle les motive avec les plus
grotesques niaiseries. Pour l’exemple, on constate qu’elle a parfaitement
analysé leur crédulité infantile pour oser leur faire gober que les chefs de
campagne de Barack Obama, illuminés par son charisme
surnaturel, sont venus chercher l’inspiration dans ses grand-messes
"empipolées" et ses "woodstock" de la fraternité joviale, pour en appliquer les
recettes à leur candidat.
Mieux, sa vision personnelle de l’exercice, pose, d’après elle, les fondements avangardistes des stratégies politiques du futur qui renverront les incrédules d’aujourd’hui à ses prophéties visionnaires.
Bigre…
Si nous ne savons pas plus qu’elle ce que l’avenir réserve, le présent pourrait lui rappeler que ses méthodes révolutionnaires lui ont valu le gadin présidentiel que l’on connait, et plus récemment, celui du fauteuil de la rue de Solférino.
Mais j’oubliais que ces fiascos ne sauraient lui être imputés, puisque le mal… c’est les autres.
Les autres, c’est cette coalition de paltoquets insolents perclus de haine et d’archaïsmes, ces caciques vieillissants qui n’ont su déceler en elle l’évidence.
Celle de l’incarnation vivante du renouveau socialiste, celle de la providence, de la résurrection…
Les cons…
Alors le temps est venu de la dégustation. Celui du règlement de compte et des baffes ravalées depuis des mois.
La "Femme debout" va offrir à ses disciples béats la prose qu’ils attendaient, celle dont ils pourront se repaître jusqu’à la lie et qu’ils désespéraient de voir venir.
Elle prend forme dans ce ramassis de sarcasmes imbibés de paranoïa tout aussi haineux qu’inutile.
Bien entendu, les inconditionnels y verront la saine colère d’une égérie courageuse transportée par ses valeurs et la mission impérieuse dont elle se croit investie.
Les autres se farciront un énième remake de politique poubelle dont elle a le secret, et ne manqueront pas de lui rappeler qu’elle doit à ces contorsions grotesques, l’effondrement de sa crédibilité.
Tout y
passe, de l’autosuffisance caricaturale à la vanne de récrée en passant par la
victimisation larmoyante, le tout sur un fond de commérage de troquet de
quartier…
C’est le syndrome de Caliméro…
Ses principes bien arrêtés excluant qu’elle endosse la moindre responsabilité de ses échecs, elle s’arrange pour les affubler d’un ou plusieurs noms. François, Laurent, Lionel, Martine, bref, les autres quoi…
Une liste qu’elle égraine avec une délectation non dissimulée, remisant au rang de misérables cloportes ceux qu’elle présentait hier comme ses fidèles et brillants lieutenants de campagne.
Délicate attention…
Des pervers sexistes qui ne pensent qu’à eux, des manipulateurs sans courage ni grandeur.
Calomnie, procès en sorcelleries, trahison, tricherie, sectarisme, harcèlement… De quoi apitoyer les plus sensibles et faire avaler aux candides transis les couleuvres de son indignation !
Mme Royal viendrait-elle d’émerger soudainement d’une longue période de narcose cataleptique pour découvrir subitement le vrai visage du monde ? Ou tout simplement nous prend-elle pour des demeurés ?
Je pencherai pour la seconde option.
Cette collection d’invectives mal digérées par une susceptibilité maladive et un orgueil démesuré en feront sourire plus d’un. A commencer par les premiers concernés, à qui, il y a à peine deux ans, elle dressait les portraits élogieux pour en obtenir soutient et allégeance.
Ces DSK, ces Lang, ces Jospin, ces Rocard, ces Fabius, ces fidèles frères d’arme érigés comme les patriarches incontournables du parti sans qui la victoire ne pouvait se construire.
Ces honorables éléphants…
Et bien qu’ils aillent patauger dans la mare !
En langage courant, on appelle ça cracher dans la soupe. Chez elle on appelle ça "la saine colère de la femme debout".
Question de sémantique…
On passera rapidement sur le chapitre Sarkozy, ce gamin immature et amoral, boulimique, avide, cynique, provocateur, menteur, médiocre, idéologue, imposteur, m’as-tu-vu, fade et sans dimension.
En effet, rien de nouveau à se mettre sous la dent qu’on n’ait entendu mille fois dans ses "pétages de plomb" antérieurs, si ce n’est que l’homme est aussi un goujat dénué de hauteur et de fair-play.
Accusé de s’être contenté de lui offrir quelques misérables chocolats au lieu de la gratifier de son admiration pour avoir porté 17 millions de voix à l’issue de la présidentielle, voilà qui se suffit à en faire le parfait indésirable qu’elle n’a de cesse de haïr.
Terrible et implacable vérité Madame Royal :
la politique, N.Sarkozy et les camarades socialistes, c’est pas le monde merveilleux des Bizounours ! Il devient urgent de ranger les albums d'Hervé Vilard et d'arrêter la chicha au narguilé pour entamer une marche initiatique vers l'âge adulte qui n'a que trop tardé...
Même si je ne suis pas loin de partager les jugements qu’elle porte sur la psychologie défraichie de ses petits camarades de chambrée, il faut une sacrée dose d’instabilité névrotique pour venir distribuer à tout ce beau monde des leçons de stature politique et des considérations sur l’éthique ou la dimension humaine, tout en se fourvoyant dans cette attitude puérile d’écolière furibonde à qui on aurait dévalisé le cartable pour lui piquer sa corde à sauter.
Et pour la suite, si c’est dans ce déballage de jérémiades pour souffre-douleur bizuté qu’il faut chercher les bons enseignements qu'a tirés la Madone pour relancer sa carrière et repositionner son statut sur l’échiquier politique, j’en connais quelques uns qui, dans l’avenir, pourront s’abstenir de se creuser les neurones à inventer des recettes compliquées pour juguler son ascension.
Car à moins d’une métamorphose spectaculaire qui lui rendrait miraculeusement un comportement responsable et l’indispensable détachement qu’imposent les hautes fonctions qu’elle ambitionne, le seul fauteuil qu’elle pourra prétendre briguer risque bien d’être celui plus confortable d’un psychiatre parisien prêt à analyser ses épanchements une demi-heure par semaine.
Pas exclu d’ailleurs, qu’elle n’y croise pas dans la salle d’attente un certain Nicolas Sarkozy…
Mieux, sa vision personnelle de l’exercice, pose, d’après elle, les fondements avangardistes des stratégies politiques du futur qui renverront les incrédules d’aujourd’hui à ses prophéties visionnaires.
Bigre…
Si nous ne savons pas plus qu’elle ce que l’avenir réserve, le présent pourrait lui rappeler que ses méthodes révolutionnaires lui ont valu le gadin présidentiel que l’on connait, et plus récemment, celui du fauteuil de la rue de Solférino.
Mais j’oubliais que ces fiascos ne sauraient lui être imputés, puisque le mal… c’est les autres.
Les autres, c’est cette coalition de paltoquets insolents perclus de haine et d’archaïsmes, ces caciques vieillissants qui n’ont su déceler en elle l’évidence.
Celle de l’incarnation vivante du renouveau socialiste, celle de la providence, de la résurrection…
Les cons…
Alors le temps est venu de la dégustation. Celui du règlement de compte et des baffes ravalées depuis des mois.
La "Femme debout" va offrir à ses disciples béats la prose qu’ils attendaient, celle dont ils pourront se repaître jusqu’à la lie et qu’ils désespéraient de voir venir.
Elle prend forme dans ce ramassis de sarcasmes imbibés de paranoïa tout aussi haineux qu’inutile.
Bien entendu, les inconditionnels y verront la saine colère d’une égérie courageuse transportée par ses valeurs et la mission impérieuse dont elle se croit investie.
Les autres se farciront un énième remake de politique poubelle dont elle a le secret, et ne manqueront pas de lui rappeler qu’elle doit à ces contorsions grotesques, l’effondrement de sa crédibilité.
Tout y
passe, de l’autosuffisance caricaturale à la vanne de récrée en passant par la
victimisation larmoyante, le tout sur un fond de commérage de troquet de
quartier…C’est le syndrome de Caliméro…
Ses principes bien arrêtés excluant qu’elle endosse la moindre responsabilité de ses échecs, elle s’arrange pour les affubler d’un ou plusieurs noms. François, Laurent, Lionel, Martine, bref, les autres quoi…
Une liste qu’elle égraine avec une délectation non dissimulée, remisant au rang de misérables cloportes ceux qu’elle présentait hier comme ses fidèles et brillants lieutenants de campagne.
Délicate attention…
Des pervers sexistes qui ne pensent qu’à eux, des manipulateurs sans courage ni grandeur.
Calomnie, procès en sorcelleries, trahison, tricherie, sectarisme, harcèlement… De quoi apitoyer les plus sensibles et faire avaler aux candides transis les couleuvres de son indignation !
Mme Royal viendrait-elle d’émerger soudainement d’une longue période de narcose cataleptique pour découvrir subitement le vrai visage du monde ? Ou tout simplement nous prend-elle pour des demeurés ?
Je pencherai pour la seconde option.
Cette collection d’invectives mal digérées par une susceptibilité maladive et un orgueil démesuré en feront sourire plus d’un. A commencer par les premiers concernés, à qui, il y a à peine deux ans, elle dressait les portraits élogieux pour en obtenir soutient et allégeance.
Ces DSK, ces Lang, ces Jospin, ces Rocard, ces Fabius, ces fidèles frères d’arme érigés comme les patriarches incontournables du parti sans qui la victoire ne pouvait se construire.
Ces honorables éléphants…
Et bien qu’ils aillent patauger dans la mare !
En langage courant, on appelle ça cracher dans la soupe. Chez elle on appelle ça "la saine colère de la femme debout".
Question de sémantique…
On passera rapidement sur le chapitre Sarkozy, ce gamin immature et amoral, boulimique, avide, cynique, provocateur, menteur, médiocre, idéologue, imposteur, m’as-tu-vu, fade et sans dimension.
En effet, rien de nouveau à se mettre sous la dent qu’on n’ait entendu mille fois dans ses "pétages de plomb" antérieurs, si ce n’est que l’homme est aussi un goujat dénué de hauteur et de fair-play.
Accusé de s’être contenté de lui offrir quelques misérables chocolats au lieu de la gratifier de son admiration pour avoir porté 17 millions de voix à l’issue de la présidentielle, voilà qui se suffit à en faire le parfait indésirable qu’elle n’a de cesse de haïr.
Terrible et implacable vérité Madame Royal :
la politique, N.Sarkozy et les camarades socialistes, c’est pas le monde merveilleux des Bizounours ! Il devient urgent de ranger les albums d'Hervé Vilard et d'arrêter la chicha au narguilé pour entamer une marche initiatique vers l'âge adulte qui n'a que trop tardé...
Même si je ne suis pas loin de partager les jugements qu’elle porte sur la psychologie défraichie de ses petits camarades de chambrée, il faut une sacrée dose d’instabilité névrotique pour venir distribuer à tout ce beau monde des leçons de stature politique et des considérations sur l’éthique ou la dimension humaine, tout en se fourvoyant dans cette attitude puérile d’écolière furibonde à qui on aurait dévalisé le cartable pour lui piquer sa corde à sauter.
Et pour la suite, si c’est dans ce déballage de jérémiades pour souffre-douleur bizuté qu’il faut chercher les bons enseignements qu'a tirés la Madone pour relancer sa carrière et repositionner son statut sur l’échiquier politique, j’en connais quelques uns qui, dans l’avenir, pourront s’abstenir de se creuser les neurones à inventer des recettes compliquées pour juguler son ascension.
Car à moins d’une métamorphose spectaculaire qui lui rendrait miraculeusement un comportement responsable et l’indispensable détachement qu’imposent les hautes fonctions qu’elle ambitionne, le seul fauteuil qu’elle pourra prétendre briguer risque bien d’être celui plus confortable d’un psychiatre parisien prêt à analyser ses épanchements une demi-heure par semaine.
Pas exclu d’ailleurs, qu’elle n’y croise pas dans la salle d’attente un certain Nicolas Sarkozy…



Commentaires
Je crois qu'en fait, nous vivons plus largement que ces petits ragots puerils que nous véhicule la madone du chabichoux, l'entrée dans une nouvelle ère politique. Auparavant la politique était une affaire de militants, organisés, méthodiques, connaissant la politique et les systèmes de campagne par coeur. Depuis la campagne de Ségolène Royal("bravitude", "démocratie participative") et ensuite avec son "meeting de la fraternité" et ce livre à mettre en tête de la pile de bouquins pour cabinets, non ministériels bien sûr, nous entrons dans l'ère de la politique des groupies qui prennent donc la place des militants. Adhésions à 10 euros, fraternité en coeur, et achat d'un livre unanimement dénoncé comme de la merde sur papier avec un sentiment de militantisme, et de narguer le monde.
Des groupies qui se réunissent en chantant, le temps d'un meeting, puis disparaissent. La force de tels mouvements est la possibilité de réunir ponctuellement des personnes plus fascinées par la personne(Obama ou Ségolène) que par ses idées. Ces groupies n'ayant bien sûr entravé en rien la mise en place du programme, mais le défendant par confiance aveugle en son rédacteur, et surtout porteur. La grande question est de savoir si cette base de fans est suffisante pour remporter une élection. Aux USA cela a fonctionné à merveille malgré quelques soubresauts durant la campagne démocrate, chez nous en 2007 cela a échoué, avec 6 points de retard. Néanmoins, lors de la campagne des primaires PS, cela a relativement bien fonctionné, une ségo que l'on croyait à l'ouest étant sorti majoritaire sur le vote des motions.Adhésions à 10 euros, fraternité en coeur, et achat d'un livre unanimement dénoncé comme de la merde sur papier avec un sentiment de militantisme, et de narguer le monde.