Berceuses et couches-culottes...
Par eric le mercredi 1 octobre 2008, 21:03 - "Vitrioscope" - Lien permanent
Si nous devions désigner un bastion corporatiste dans notre beau pays, il ne
fait aucun doute que la représentation syndicale de l’éducation nationale
viendrait tout naturellement en tête de liste, suivie de près par celle des
magistrats.
Deux citadelles retranchées dans leurs murailles quasiment intactes, et dont le premier des principes est de repousser les assauts réformistes de tout ministre un tant soit peu motivé. Et si par mégarde il s’en présente un plus motivé que les autres, il est immédiatement indiqué à cet insolent à quel endroit il peut se mettre ses projets de réforme.
Une sorte de protectionnisme catégoriel qui donne à ces deux irréductibles le droit moral de considérer que les aspirations et exigences d’un état en quête de modernisation de ses institutions, et bien ça n’est pas pour eux !
Heureusement, quelques ministres, plus ou moins adroitement il est vrai, ont décidé de tenir tête à ces "techniciens" de la contestation absolue qui avaient pris la détestable habitude de traiter par le plus morne des mépris, des flopées de leurs prédécesseurs.
Deux citadelles retranchées dans leurs murailles quasiment intactes, et dont le premier des principes est de repousser les assauts réformistes de tout ministre un tant soit peu motivé. Et si par mégarde il s’en présente un plus motivé que les autres, il est immédiatement indiqué à cet insolent à quel endroit il peut se mettre ses projets de réforme.
Une sorte de protectionnisme catégoriel qui donne à ces deux irréductibles le droit moral de considérer que les aspirations et exigences d’un état en quête de modernisation de ses institutions, et bien ça n’est pas pour eux !
Heureusement, quelques ministres, plus ou moins adroitement il est vrai, ont décidé de tenir tête à ces "techniciens" de la contestation absolue qui avaient pris la détestable habitude de traiter par le plus morne des mépris, des flopées de leurs prédécesseurs.
Le buz invraisemblable savamment entretenu autour de Xavier
Darcos et de sa sortie sur les enfants en bas âge à la maternelle,
illustre bien cet état d’esprit.
Alors que nous sommes les seuls sur cette planète à confier nos bambins à peine "propres" aux services de l’école, il aura suffit qu’un ministre s’interroge sur l’opportunité d’une telle disposition pour que nous assistions à ce déchainement incroyable de barrissements horrifiés et de cris d’orfraie.
Est-il possible dans ce pays, de s’interroger sur l’utilité de certaines affectations de fonctionnaires dont le niveau de compétence permet d’exercer d’autres fonctions que la surveillance de mômes qui vont passer un tiers de leur journée à dormir et les deux autres à jouer ?
La réponse est non !
D’ailleurs, est-il seulement possible, même pour un ministre de tutelle, de s’interroger sur quoi que ce soit dans le fonctionnement de l’éducation nationale ?
La réponse là aussi est non, et l’historique de cette administration est truffé de ces obstructions corporatistes, que l’on érige fièrement comme des mises en garde à quiconque s’imaginerait qu’il est possible d’imposer quoi que ce soit au corps enseignant…
Là ou n’importe ou dans le monde la question n’a pas de raison d’être, chez nous elle n’a même pas le droit d’être posée sans provoquer un séisme d’amplitude majeure.
Irresponsable, provocateur, démago, asocial, destructeur, bientôt bourreau d’enfant et pourquoi pas infanticide tant qu’on y est !
Les syndicats d’enseignants, comme d’habitude "vent debout", se sont fait un plaisir de remplir la musette du ministre d’une moisson de quolibets et autres procès d’intention, que les éternels brailleurs du Parti Socialiste ont évidemment repris mot pour mot, soucieux de leur rappeler que quoi qu’il arrive, ils leur colleront fidèlement aux basques comme une colonie de moucherons sur un lampadaire.
Dans les premiers à s’insurger, le ministre "à vie" de l’éducation nationale. Le seul à avoir compris que pour s’attirer les bonnes grâces de son turbulent auditoire, il suffisait de ne rien proposer pendant son mandat et de remuer systématiquement la tête de haut en bas devant chaque revendication.
Cet incorrigible et indétrônable pitre de Jack Lang demande, à je ne sais quel titre, les excuses immédiates et publiques de Xavier Darcos et nous gratifie de son numéro défraichi de tribun ulcéré sur tous les plateaux télé.
Déshonneur de la République, mépris des enseignants, fonctionnaires insultés, exclusion, massacre sans précédent du système éducatif, tout y passe du verbiage théâtral grotesque qui nous est invariablement resservi au moindre pet de travers du sémillant député du Pas de Calais !
Une routine à laquelle nous sommes malheureusement habitués…
Quant au Snuipp-FSU et au SE-Unsa, eux, ils s’horrifient d’un acharnement gravissime contre l’école maternelle et hurlent au scandale de ce ministre qui méconnaitrait tellement son administration qu’il ne saurait pas que seuls les enfants propres sont admis dans les classes.
On avait remarqué que le complexe de supériorité que leur confère leur pouvoir de nuisance les poussait parfois à nous faire passer pour des crétins décérébrés. Mais de là à vouloir nous faire avaler qu’ils ont pris cette petite phrase de Xavier Darcos sur les couches au premier degré, c’est carrément nous prendre pour des quiches.
Bien sûr que les déclarations du ministre avaient pour but de provoquer le débat.
Bien sûr que la forme est provocatrice et que cette image de l’enseignant qui change un bébé n’est pas un hasard.
Il n’y a bien que vous, messieurs les délégués, à faire semblant de croire, comme les idiots que vous n’êtes pas, que vous avez pris cette déclaration dans son premier degré !
Vous êtes juste fidèles à vos méthodes qui consistent à infantiliser l’opinion publique en déclenchant des procès en sorcellerie dont les ficelles sont grosses comme des cordes de chanvre, et qui commencent sérieusement à sentir le moisi.
Alors qu’il est légitime chez bon nombre d’entre nous, pourquoi ce questionnement sur le bénéfice pédagogique et les contraintes budgétaires de la scolarisation dès deux ans serait-il moins légitime chez un ministre, qui plus est en charge de ce dossier ?!
Parce que cela indispose quelques syndicalistes qui refusent catégoriquement que l’on puisse mettre le nez dans leur chapelle ?
Car si comme on l’entend partout, l’accueil des bambins en très jeune âge dans nos maternelles est une bénédiction que nous envie toute la planète, il faudra en faire la démonstration autrement qu’en se contentant de l’affirmer.
On nous parle ça et là de statistiques indiscutables qui confirmeraient l’impact salutaire de la maternelle dès deux ans sur l’avenir scolaire de l’élève.
On nous vante les bienfaits de l’apprentissage du langage oral à cet âge précoce sensé donner à nos élèves les bases de leur réussite future.
On nous affirme que plus il y a d’années de maternelle moins il y a d’échec scolaire...
Soit.
Mais alors il faudra nous expliquer comment, en dépit de toutes ces excellentes raisons qui nous sont brandies comme des évidences, nos petits français se trainent aux 17eme et 19eme rangs des 30 pays de l’OCDE en mathématiques, sciences et compréhension de l’écrit.
Il faudra aussi nous préciser à quel moment sont intervenus les effets soit disant bénéfiques de ces années de pré-maternelle sur les 10% de gamins qui, en fin de scolarité obligatoire, ne lisent ni n’écrivent correctement.
Et si comme on le prétend, le langage oral indispensable à l’éveil développé entre 2 et 3 ans est un gage d’épanouissement, il faudra nous dire pourquoi 1 élève sur 4, du cours préparatoire à la 3eme, ne comprend même pas ce que son professeur lui demande de faire.
Je veux bien tout entendre, mais quand on affiche des performances qui ne nous permettent pas d’atteindre ne serait-ce que la moyenne de celles de nos voisins, le tout en disposant du budget de fonctionnement par élève le plus confortable du lot, on est bien mal inspiré de venir donner des leçons à ceux qui sont en droit et en devoir de s’interroger sur les carences du système.
Mais évidemment personne n’est dupe.
Nous avons tous compris qu’au-delà des grandes envolées sur fond d’éthiques dénonçant le sort funeste que réserverait Xavier Darcos à nos tout petits, c’est surtout la gâche des quelques milliers de profs qui en ont la charge qui préoccupe les syndicats.
Considération inavouable bien sûr.
Alors on se précipite de rappeler à qui veut l’entendre que ce sont les parents qui sont en demande de cette disposition !
Une évidence…
Demandez donc à papa s’il préfère plomber son pouvoir en règlant un an de prestation à nourrice agrée ou confier sa petite progéniture gratos à l’éducation nationale pour la même période.
A moins d’avoir quelques neurones atrophiés, son choix ne souffrira d’aucune hésitation, surtout si on prend bien soin de lui dresser le portrait d’un ministre suffisamment irresponsable et incompétent pour anéantir les chances de réussite de son enfant.
A se demander si un jour nous serons débarrassé de cette plaie que sont les corporatismes crasses, qui verrouillent toute forme de débat, imposent leur dogmes et s’arqueboutent sur leur pensée unique.
Espérer que les syndicats d’enseignants acceptent un jour de revoir certaines de leurs copies pour laisser un peu de place à la contradiction est parfaitement illusoire !
Car pour cela il leur faudrait revenir sur au moins deux de leurs devises fondamentales:
S’opposer par principe.
N’écouter que soi.
Débrouillez vous avec ça M. le ministre…
Alors que nous sommes les seuls sur cette planète à confier nos bambins à peine "propres" aux services de l’école, il aura suffit qu’un ministre s’interroge sur l’opportunité d’une telle disposition pour que nous assistions à ce déchainement incroyable de barrissements horrifiés et de cris d’orfraie.
Est-il possible dans ce pays, de s’interroger sur l’utilité de certaines affectations de fonctionnaires dont le niveau de compétence permet d’exercer d’autres fonctions que la surveillance de mômes qui vont passer un tiers de leur journée à dormir et les deux autres à jouer ?
La réponse est non !
D’ailleurs, est-il seulement possible, même pour un ministre de tutelle, de s’interroger sur quoi que ce soit dans le fonctionnement de l’éducation nationale ?
La réponse là aussi est non, et l’historique de cette administration est truffé de ces obstructions corporatistes, que l’on érige fièrement comme des mises en garde à quiconque s’imaginerait qu’il est possible d’imposer quoi que ce soit au corps enseignant…
Là ou n’importe ou dans le monde la question n’a pas de raison d’être, chez nous elle n’a même pas le droit d’être posée sans provoquer un séisme d’amplitude majeure.
Irresponsable, provocateur, démago, asocial, destructeur, bientôt bourreau d’enfant et pourquoi pas infanticide tant qu’on y est !
Les syndicats d’enseignants, comme d’habitude "vent debout", se sont fait un plaisir de remplir la musette du ministre d’une moisson de quolibets et autres procès d’intention, que les éternels brailleurs du Parti Socialiste ont évidemment repris mot pour mot, soucieux de leur rappeler que quoi qu’il arrive, ils leur colleront fidèlement aux basques comme une colonie de moucherons sur un lampadaire.
Dans les premiers à s’insurger, le ministre "à vie" de l’éducation nationale. Le seul à avoir compris que pour s’attirer les bonnes grâces de son turbulent auditoire, il suffisait de ne rien proposer pendant son mandat et de remuer systématiquement la tête de haut en bas devant chaque revendication.
Cet incorrigible et indétrônable pitre de Jack Lang demande, à je ne sais quel titre, les excuses immédiates et publiques de Xavier Darcos et nous gratifie de son numéro défraichi de tribun ulcéré sur tous les plateaux télé.
Déshonneur de la République, mépris des enseignants, fonctionnaires insultés, exclusion, massacre sans précédent du système éducatif, tout y passe du verbiage théâtral grotesque qui nous est invariablement resservi au moindre pet de travers du sémillant député du Pas de Calais !
Une routine à laquelle nous sommes malheureusement habitués…
Quant au Snuipp-FSU et au SE-Unsa, eux, ils s’horrifient d’un acharnement gravissime contre l’école maternelle et hurlent au scandale de ce ministre qui méconnaitrait tellement son administration qu’il ne saurait pas que seuls les enfants propres sont admis dans les classes.
On avait remarqué que le complexe de supériorité que leur confère leur pouvoir de nuisance les poussait parfois à nous faire passer pour des crétins décérébrés. Mais de là à vouloir nous faire avaler qu’ils ont pris cette petite phrase de Xavier Darcos sur les couches au premier degré, c’est carrément nous prendre pour des quiches.
Bien sûr que les déclarations du ministre avaient pour but de provoquer le débat.
Bien sûr que la forme est provocatrice et que cette image de l’enseignant qui change un bébé n’est pas un hasard.
Il n’y a bien que vous, messieurs les délégués, à faire semblant de croire, comme les idiots que vous n’êtes pas, que vous avez pris cette déclaration dans son premier degré !
Vous êtes juste fidèles à vos méthodes qui consistent à infantiliser l’opinion publique en déclenchant des procès en sorcellerie dont les ficelles sont grosses comme des cordes de chanvre, et qui commencent sérieusement à sentir le moisi.
Alors qu’il est légitime chez bon nombre d’entre nous, pourquoi ce questionnement sur le bénéfice pédagogique et les contraintes budgétaires de la scolarisation dès deux ans serait-il moins légitime chez un ministre, qui plus est en charge de ce dossier ?!
Parce que cela indispose quelques syndicalistes qui refusent catégoriquement que l’on puisse mettre le nez dans leur chapelle ?
Car si comme on l’entend partout, l’accueil des bambins en très jeune âge dans nos maternelles est une bénédiction que nous envie toute la planète, il faudra en faire la démonstration autrement qu’en se contentant de l’affirmer.
On nous parle ça et là de statistiques indiscutables qui confirmeraient l’impact salutaire de la maternelle dès deux ans sur l’avenir scolaire de l’élève.
On nous vante les bienfaits de l’apprentissage du langage oral à cet âge précoce sensé donner à nos élèves les bases de leur réussite future.
On nous affirme que plus il y a d’années de maternelle moins il y a d’échec scolaire...
Soit.
Mais alors il faudra nous expliquer comment, en dépit de toutes ces excellentes raisons qui nous sont brandies comme des évidences, nos petits français se trainent aux 17eme et 19eme rangs des 30 pays de l’OCDE en mathématiques, sciences et compréhension de l’écrit.
Il faudra aussi nous préciser à quel moment sont intervenus les effets soit disant bénéfiques de ces années de pré-maternelle sur les 10% de gamins qui, en fin de scolarité obligatoire, ne lisent ni n’écrivent correctement.
Et si comme on le prétend, le langage oral indispensable à l’éveil développé entre 2 et 3 ans est un gage d’épanouissement, il faudra nous dire pourquoi 1 élève sur 4, du cours préparatoire à la 3eme, ne comprend même pas ce que son professeur lui demande de faire.
Je veux bien tout entendre, mais quand on affiche des performances qui ne nous permettent pas d’atteindre ne serait-ce que la moyenne de celles de nos voisins, le tout en disposant du budget de fonctionnement par élève le plus confortable du lot, on est bien mal inspiré de venir donner des leçons à ceux qui sont en droit et en devoir de s’interroger sur les carences du système.
Mais évidemment personne n’est dupe.
Nous avons tous compris qu’au-delà des grandes envolées sur fond d’éthiques dénonçant le sort funeste que réserverait Xavier Darcos à nos tout petits, c’est surtout la gâche des quelques milliers de profs qui en ont la charge qui préoccupe les syndicats.
Considération inavouable bien sûr.
Alors on se précipite de rappeler à qui veut l’entendre que ce sont les parents qui sont en demande de cette disposition !
Une évidence…
Demandez donc à papa s’il préfère plomber son pouvoir en règlant un an de prestation à nourrice agrée ou confier sa petite progéniture gratos à l’éducation nationale pour la même période.
A moins d’avoir quelques neurones atrophiés, son choix ne souffrira d’aucune hésitation, surtout si on prend bien soin de lui dresser le portrait d’un ministre suffisamment irresponsable et incompétent pour anéantir les chances de réussite de son enfant.
A se demander si un jour nous serons débarrassé de cette plaie que sont les corporatismes crasses, qui verrouillent toute forme de débat, imposent leur dogmes et s’arqueboutent sur leur pensée unique.
Espérer que les syndicats d’enseignants acceptent un jour de revoir certaines de leurs copies pour laisser un peu de place à la contradiction est parfaitement illusoire !
Car pour cela il leur faudrait revenir sur au moins deux de leurs devises fondamentales:
S’opposer par principe.
N’écouter que soi.
Débrouillez vous avec ça M. le ministre…



Commentaires
A se demander si un jour on sera débarassé de cette plaie que sont les ministres qui balancent des "petites phrases" toutes aussi idiotes les unes que les autres ! (je mets M. Lang dans la liste, figurez vous !).
Car dans votre "beau" développement ci-dessus, vous oubliez un détail de taillle.
La phrase, inconstestablement prononcée par ce M. Darcos, l'a été DEVANT UNE COMMISSION SENATORIALE.
Drôle d'endroit pour s'amuser à dire des conneries, drôle de façon de "'lancer un débat" (comme vous dites à tort) devant une Chambre de notre Parlement !
Si M. Darcos veut "réformer" les maternelles, pourquoi ne réunit-il pas les syndicats concernés autour d'une table pour tenir ce débat au lieu de faire de la démagogie de bas étage. ?
Etant entendu, là encore vous passez cela sous silence, qu'à ma connaissance, les ASSISTANTES MATERNELLES n'ont jamais eu et n'auront jamais Bac +5 et que de plus elles sont rémunérées par les municipalités et non par l'Etat.
Vous avez juste brodé pour vous en prendre aux syndicats.
C'est bien votre droit de vouloir vous en prendre à eux. Ce n'était pas la peine de vous fatiguer à "enrober" cela de considérations plus ou moins bien établies.
jf.
Sur la forme, ton style est extrêmement plaisant, j’ai lu ton billet avec jubilation.
Sur le fond, j’aurais effectivement plutôt tendance à penser que Darcos a dit une grosse connerie ou alors c’était du 28ème degré (comme le nombre de ministres de l’Education sous la Vème république).
Cela dit, tu as tout à fait raison, tous les prétextes sont bons pour les syndicats d’enseignants pour vilipender leur ministre qui, par définition, est un gros nul qui n’y connait rien (ce qui est quelque fois vrais, il faut le reconnaitre) !
Mais il y a un coté systématique dans ces agressions qui veulent signifier, « C’est nous les spécialistes, nous n’avons pas de leçons à recevoir d’un ministre !
Les propos de Darcos auraient du avoir le mérite de lancer le débat, or en fait de débat, on a eu des aboiements !
Tiens, puisque je suis en verve je me hasarderais bien à faire une comparaison avec les « Singes de la sagesse » avec l’un qui se couvre les yeux, l’autre les oreilles et le troisième la bouche…sauf que les syndicats d’enseignants ils se couvrent bien les yeux (avec un bandeau à triple épaisseur, il ne faut pas prendre de risques), ils se couvrent effectivement les oreilles (disons qu’ils les bourrent avec des boules Quies super isolantes) mais par contre il n’est pas question de se couvrir la bouche ce qui évidemment serait peu pratique pour demander toujours plus de moyens et discourir sur l’incompétence notoire des politiques qui nous gouvernent !
Ils ont clairement une grosse part de responsabilité dans l’état peu reluisant du système éducatif français.
Bien que ne soit pas en rapport direct avec l'Education nationale, mais puisque Nicolas a évoqué les trois petits singes, juste pour dire que je l'avais précédé......:
19 août 2008
Comme les trois petits singes, certains ont encore loupé les dernières propositions du PS….
Evidemment, les pro-Sarko et donc anti-PS primaires, se complaisent à répéter à qui veut les entendre que le Parti Socialiste n’est capable que “d’anti-sarkozysme primaire”, dit non à tout et est incapable de proposer quoique ce soit. *
Une fois cela énoncé, la messe est dite pour ces gens-là…..
Et comme ils sont aveugles et sourds, ils n’ont évidemment pas vu, pas lu, pas entendu les dernières propositions annoncées par le Premier Secrétaire du Parti Socialiste en matière de relance de la machine économique.
- Baisse de l’impôt sur les sociétés à 20% sur la part des bénéfices réinvestis.
- Hausse en parallèle à 40% pour les bénéfices distribués.
- Allégement de la taxe professionnelle pour les nouveaux investissements.
- Redonner du pouvoir d’achat en augmentant de 25% l’allocation de rentrée scolaire.
- Mise en place du “chèque transport” avec déduction fiscale aux entreprises participant aux frais de transport de leurs salariés.
- Mobilisation de l’épargne en faveur des PME pour leurs investissements par la création d’un livret spécifique sur le modèle du Livret A.
- Remise en cause des cadeaux fiscaux de l’été 2007.
- Conditionner les 30 milliards actuels d’allègement des charges sociales des entreprises, non plus à la simple ouverture de discussions mais à la conclusion positive de négociations sur les hausses de salaires.
- Diminution des cotisations sociales pour les entreprises qui créent ou préservent des emplois.
Chacun a le droit d’en penser ce qu’il veut, mais c’est tout de même plus précis que l’annonce du Premier Ministre lundi soir selon laquelle “pour remédier à la crise il faut faire des réformes”.
Lesquelles ? Mystère !
C’était pas la peine qu’il interrompe ses vacances et celles de six autres Ministres, juste pour nous montrer sa bouille à la télé….
Je trouve ton article très bien vu et peu importe l'endroit où a été prononcé cette célèbre phrase de Darcos. Celle-ci a été sciemment sortie de sa légitimité pour en discréditer l'auteur et ainsi étouffer toute remise en question d'un mauvais système. L'essentiel étant qu'une réflexion s'engage et que des solutions satisfaisantes et réalistes s'effectuent face à une Education nationale qui prend l'eau sans que les syndicats comprennent qu'il est temps d'écoper.
@ Jacques
Qui vous parle d'assistantes maternelle ? Dans les classes de maternelle, ce sont des profs de catégorie A qui officient...
Quant à ce que vous appelez une "connerie", à qui fallait-il que le ministre la dise ? Au patron du bistrot d'en bas ? A sa boulangère ?...
Ah oui suis-je bête : Aux syndicats d'enseignants!
Et bien si vous avez la recette pour engager un quelconque début de commencement de discussion avec eux, faites la parvenir au ministère.Des générations entières de ministres n'y sont pas parvenu...
@ Nicolas
Que Darcos ait eu tort ou raison, ce qui est insupportable c'est cette dictature idéologique et corporatiste qui considère qu'elle est en droit de décider jusqu'aux questions à aborder.
Comme toi, cette "opposition par principe" m'exaspère tant elle est archaïque, et surtout contre-productive.
@ Diatala
La méthode est toujours la même malheureusement: on autopsie au jour le jour tout ce que le ministre dit ou écrit, et on lui tombe dessus au premier sursaut d'autorité. Des sites comme celui-ci :http://le-mammouth-dechaine.fr/ , s'en chargent d'ailleurs très bien.
Des décennies de ministres s'y sont cassé les dents. Pourquoi changer ce qui marche ?
Ah, je croyais me souvenir que M. Jospin, lorsqu'il était Ministre de l'Education Nationale, avait mené des négociations et conclu un protocole d'accord avec les Syndicats de son ministère....
Y'en aura au moins un qui aura réussi.
Je ne vois pas où j'ai sorti la phrase de Darcos de son contexte - au contraire - en rappelant le fait que c'était à l'occasion d'une de ses dépositions devant une Commission du Sénat.
Ce qui serait intéressant, plutôt que de jouer "harro" sur les Syndicats (ce ne sont pas eux qui ont prononcé cette phrase!!!), serait de connaître la position de la Commission en question après ses auditions !
Quant aux profs des écoles maternelles, ce ne sont pas eux qui changent les couches-culottes, contrairement à ce qu'avait affirmé le Ministre.... Navré de devoir vous contredire.
jf.
Avez-vous regardé "Arte Info" ce soir ? Moi oui. Et j'ai franchement rigolé et pensé à vous !
En effet, il y avait un excellent reportage sur les "assistantes maternelles" en Allemagne.
On y apprenait que depuis plusieurs années, celles-ci sont maintenant formées à ...l'Université et que Mme Merkel a annoncé aujourd'hui même une intensification de cette formation universitaire...!
Non seulement votre pote Darcos ne semble donc même pas au courant de ce qui se passe chez nos voisins mais en plus vous avez pris sa défense à...contre-courant.
Ce qui donc m'a beaucoup amusé !
jf.
Encore une fois, qui vous parle d'assistante maternelle ?
Pas moi, et encore moins mon "pote" Darcos.
Quel rapport y a t-il entre le fait de constater que Mme Merkel forme ses assistantes maternelles à l'université et le bienfondé ou non de mettre des profs de catégorie A devant des gosses de 2 ans ?
Content que vous ayez rigolé en pensant à moi, mais désolé, moi pas comprendre...
Diable. Vous pas comprendre.
Vous, retourner en maternelle pour parler correctement....
Il me semble avoir compris, moi, qu'en Allemagne, les personnels chargés des maternelles seront d'équivalence avec nos catégorie A en obtenant un diplôme universitaire. Parce que Mme Merkel le juge nécéssaire, contrairement à ..Monsieur Darcos et à vous-même.
En fait vous l'avez fort bien compris mais vous avez botté en touche....Je ne suis pas dupe !
jf.
"On y apprenait que depuis plusieurs années, celles-ci sont maintenant formées à ...l'Université et que Mme Merkel a annoncé aujourd'hui même une intensification de cette formation universitaire...!"
Donc si j'avais été intelligent j'aurai dû comprendre dans votre phrase que A.Merkel promulguait un système permettant aux assistantes maternelles allemandes d'obtenir un diplôme qui leur donnerait le statut des profs de catégorie A allemands, et donc que le pays s'apprêtait à accueillir les moins de 3 ans dans les écoles ?
Bigre!
Soit vous êtes tellement convaincu de vos vérités que vous croyez qu'elles tombent sous le sens, soit vous êtes une pointure dans l'art du subliminal et alors là, je m'incline benoitement!...
Mais comme vous n'êtes pas dupe, vous aurez surement une bonne explication.
Merci de la formuler de telle manière qu'elle soit à la portée de mon piètre discernement.
Votre inculte contradicteur vous en remercie d'avance.
Vous avez tout compris mais vous faites mine de ne pas comprendre.
L'affaire est pourtant très claire.
M. Darcos s'est fourvoyé.
Et vous, en prenant sa défense, vous vous êtes gouré.
Il n'y a pas de quoi fouetter un chat mais visiblement vous ne voulez pas le reconnaître. C'est votre droit après tout. Pas besoin pour cela de jouer les victimes du genre "inculte contradicteur"...
jf.
Boooon, alors :
Je me suis gouré de penser que M.Darcos est en droit de s'interroger sur la scolarisation encadrée de profs pour les moins de 3 ans .
Donc vous êtes en train de me dire que je ne veux pas reconnaitre que je me suis gouré de penser que M.Darcos est en droit de s'interroger sur...etc, etc ?!!
Et pour étayer le fait que je ne veux pas reconnaitre que je me suis gouré de penser que M.Darcos est en droit de s'interroger sur... gningningnin, vous m'exposez une mesure du gouvernement allemand visant à donner un diplome universitaire aux aides maternelles...
Désolé Jacques, mais je ne vois pas ou vous voulez en venir.
Ceci étant, pas de quoi fouetter un chat comme vous dites, ni s éterniser...
Vous avez raison, ne nous éternisons pas...
Car en fait, votre billet n'était pas sur les couches-culottes mais sur les Syndicats.
Et puisque vous avez craché votre venin contre les Syndicats, tout est dit n'est-ce pas. !!???
Même si ceux-ci, contrairement à ce que vous pensez du sujet, avaient bien raison.
Mais bon, comme vous dites, ne nous éternisons pas !
jf.