L’histoire de ce conflit est à elle seule un condensé de ce qu’une nation qui a judicieusement su choisir ses alliés peut infliger à une autre, sans que ne soit jamais remise en cause officiellement sa politique.
60 ans qu’Israël éructe sa haine des hommes et femmes qu’elle a bannis de leurs terres ancestrales et qu’elle se torche avec les résolutions de nations unies dont elle se contrefout comme de sa première bar mitzvah.
60 ans d’une colonisation aussi méthodique que brutale qui jette à grands coups de tractopelle des milliers de familles dans le désert, et réquisitionne les terres de leurs pères pour y installer les enfants du peuple élu…
Des décennies entières de spoliation, d’occupation, d’humiliation, et autant d’insultes aux droits de l’homme que les usines à béton des faubourgs de Jérusalem sont en train d’étouffer derrière un mur de 9 mètres de haut que même les intendants nazis des camps polonais n’auraient pas imaginé pour parquer les victimes de leur démence.


Qui peut encore faire l’étonné devant les inévitables dérives terroristes que des années d’oppression légitimée par une communauté internationale amorphe, ont pu faire naitre dans les rangs de cette population à qui l’on retire méticuleusement l’histoire, la dignité et le toit ?
Les mêmes abrutis qui aujourd’hui et demain continueront de considérer les crimes d’Israël comme des réponses adaptées à l’agresseur palestinien coupable de l’insolence de s’obstiner à survivre sur un sol que des générations de ses descendants lui ont légué.

De processus de paix avortés en désobéissances aux injonctions onusiennes, il est on ne peut plus clair qu’aucun répit ne sera accordé à cette Palestine qui n’existe pas, et que personne n’empêchera Le Grand Israël d’aller au bout de sa funeste destinée. Cette terre lui appartiendra car elle lui appartient déjà ! Et si elle devait dans l’avenir ne plus suffire à contenir sa galopante démographie, il ne fait aucun doute qu’il continuera de se servir.

Que Tsahal mette à feu et à sang le Liban pour deux soldats pris en territoire ennemi ou que les raids de son armada aérienne pulvérisent hommes femmes et enfants par dizaines dans Gaza en représailles d’un tir de roquette, n’ont donc aucun effet sur les bonnes consciences internationales. C’est dans ce contexte que l’Europe déroule ses tapis rouges et ses limousines à Shimon Peres en visite officielle chez ceux qui lui accordent les blancs-seings de sa politique scélérate et que le salon parisien du livre 2008 honore Israël pour les 60 ans de sa création.

Dans le même temps, l’ineffable Ehud Olmert n’aura pas attendu que retombent sur les ruines de Gaza les poussières de ses raids aériens meurtriers, pour annoncer son feu vert à la création en Cisjordanie d’une nouvelle colonie de 750 habitations…

A ce degré là, parler de provocation voire d’incitation à l’insurrection est un euphémisme…
Quant au terrorisme, voilà un mot dont le contenu prend parfois de telles formes qu’il devient plus qu’urgent d’en redéfinir les contours.