Buren et les défroqués...
Par eric le samedi 26 janvier 2008, 17:44 - "Caca nerveux" - Lien permanent
Ca parait tellement simple…Tellement simple que c’en est indécent.
Oh, s’insurger n’aura d’autres effets que de se soulager le temps d’un coup de gueule (ou d’un billet..) avant de passer au chapitre résignation, et se réserver pour l’aberration suivante.
Mais comme nous en parlions 3 billets plus bas, comment garder un calme serein quand on nous fait si clairement la démonstration que pour obtenir de l’état qu’il soit réactif aux doléances, il ne faut surtout pas rentrer dans les cadres de l’archétype du citoyen ordinaire ?
Dans l’urgence rendue nécessaire par les dégâts d’un pouvoir d’achat en berne,
les petites retraites verront pourtant leurs promesses de revalorisation
reculer dans la file d’attente, les bas salaires patienteront jusqu’à l’an
prochain pour voir arriver un coup de pouce du SMIC, le chèque transport et les
participations attendront encore un peu, les mesures d’accession à la propriété
auront du retard… mais Daniel Buren pourra revenir dans la cour du
Palais Royal pour s’autocongratuler devant son alignement de verrues
polygonales fraîchement rénovées et remises en eau et en
lumière.
Pour ce citoyen là, nul besoin d’esclandre démesurée. Sans même prendre la peine de se rouler dedans, il lui aura suffit d’aller uriner une fois sur les parquets vitrifiés de Mme Albanel pour obtenir de celle-ci qu’elle s’exécute séance tenante.
Un chèque de 3,5 millions d’euros qui, à n’en pas douter, s’alourdira d’une discrète mais substantielle rallonge pour frais annexes, mais qui aura l’immense mérite de tempérer les impétueuses fureurs du maître et les épanchements larmoyants de ses admirateurs.
Apprécions sans modération l’empathie dans laquelle se drape notre république bienveillante pour venir au secours des plus désespérés de ses sujets.
Remercions la de sa sollicitude envers ses dignitaires de l’art contemporains, et de venir au chevet de nos artistes exaltés dont la libido amorphe ne s’exprime plus que dans les pulsions masturbatoires que seule la contemplation de leur propre génie artistique leur inspire.
Quand on est aux commandes d’un pays qui se dit en faillite et que l’on fait ce choix de magnifier l’inutile, de justifier la laideur et de cautionner le superflu au point de céder aux caprices d’un excentrique mondain, on se tire une balle dans chaque pied.
Plutôt que de balancer l’argent du contribuable à baisser son froc devant les exigences fantaisistes de cet imposteur, les services de l’état se seraient distingués en chargeant ces colonnes de la discorde sur une paire de semi-remorques et en envoyant œuvre et artiste se faire dorer sous d’autres cieux.
Démago ?
Assurément…
Mais devant de telles aberrations, la démagogie ne devient-elle pas un anti-dépresseur ?!..
Pour ce citoyen là, nul besoin d’esclandre démesurée. Sans même prendre la peine de se rouler dedans, il lui aura suffit d’aller uriner une fois sur les parquets vitrifiés de Mme Albanel pour obtenir de celle-ci qu’elle s’exécute séance tenante.
Un chèque de 3,5 millions d’euros qui, à n’en pas douter, s’alourdira d’une discrète mais substantielle rallonge pour frais annexes, mais qui aura l’immense mérite de tempérer les impétueuses fureurs du maître et les épanchements larmoyants de ses admirateurs.
Apprécions sans modération l’empathie dans laquelle se drape notre république bienveillante pour venir au secours des plus désespérés de ses sujets.
Remercions la de sa sollicitude envers ses dignitaires de l’art contemporains, et de venir au chevet de nos artistes exaltés dont la libido amorphe ne s’exprime plus que dans les pulsions masturbatoires que seule la contemplation de leur propre génie artistique leur inspire.
Quand on est aux commandes d’un pays qui se dit en faillite et que l’on fait ce choix de magnifier l’inutile, de justifier la laideur et de cautionner le superflu au point de céder aux caprices d’un excentrique mondain, on se tire une balle dans chaque pied.
Plutôt que de balancer l’argent du contribuable à baisser son froc devant les exigences fantaisistes de cet imposteur, les services de l’état se seraient distingués en chargeant ces colonnes de la discorde sur une paire de semi-remorques et en envoyant œuvre et artiste se faire dorer sous d’autres cieux.
Démago ?
Assurément…
Mais devant de telles aberrations, la démagogie ne devient-elle pas un anti-dépresseur ?!..



Commentaires
C'est im-pen-sable ! je suis entièrement d'accord sur votre constat. Comment dépenser le plus, là où, il y en a pas besoin ? C'est certainement une réflexion d'énarque. Comment avoir des priorités financières pour l'inutile et le vilain quand, les caisses sont vides pour les aides nécessaires à certains et les autres prioritaires pour l'ensemble des citoyens français. Une aberration ! Je suis sidérée d'une telle politique devant la véritable urgence. La honte !
Désespérant en effet.
Pas un jour sans qu'un ministre ou un sous-ministre ne nous rappelle que les caisses sont vides. Pas pour tout le monde visiblement...
Quant à l'urgence, c'est une donnée à géométrie variable chez nos énarques.
Et la honte, ils sont assis dessus depuis bien longtemps !