Il faut croire que non.

Difficile de leur reprocher me direz vous. Pendant combien d’années leur a-t-on laissé croire que les démonstrations de ferveur populaire et les salves d’applaudissements étaient les blanc-seing qui octroyaient à chacun de leurs bons mots et coups de gueules, les attributs de la sagesse et du bon sens ?
De gauche évidemment…

guy-bedos.jpg Ceux qui ont pu écouter Guy Bedos ces derniers jours, en promo sur tous les médias français, ont pu se faire une petite idée de la décrépitude pathétique qui attend, en vieillissant, une bonne partie de ces censeurs autoproclamés.
La satire, l’art consommé du pamphlet ravageur et caustique, la verve décapante de l’homme engagé qu’il n’a jamais cessé d’être, ont laissé place à une misérable prose cynique d’une méchanceté et d’une banalité affligeante.

Celui qui avait maîtrisé l’alchimie d’être un homme de gauche capable de faire hurler de rire tout un auditoire gaulliste a laissé place à un vieil acariâtre au ton de plus en plus monocorde que quelques jaillissements verbaux tentent désespérément de faire vibrer.

Lui aussi sera donc tombé dans le chaudron plein à craquer des bien pensants de gauche qui n’ont rien d’autre à opposer à cette hégémonie de droite que leurs frustrations, leurs invectives et leur haine viscérale de Nicolas Sarkozy.
Les dérives diffamatoires (selon l’auteur lui-même !) auxquelles il s’est livré dans son dernier bouquin n’ayant visiblement pas suffit à canaliser son aversion pour le personnage, on assiste à un exercice de démagogie minable et a un déballage de vacheries qui font de l’authentique clown qu’il fut, le beauf qu’il caricaturait avec talent il n’y a pas si longtemps :

RMC le 15/01/08, 0:32:38.
Part. 1 :



Part. 2 :



Désolante prestation d’un parano qui voit des nazis et des négriers partout, convaincu d’évoluer dans un pays gouverné par un raciste notoire qui jette les sans abris dans la Seine, qu’il désigne comme le responsable des menaces islamistes concentrées sur le pays et dont les sbires passent leur temps à faire des cartons sur des gosses de banlieue ou à pousser des sans papiers à se défenestrer.

Voilà donc la vision de notre société dans le regard de cette gauche couscous dont il se revendique..

Merci bien.

Pour ma part, j’en resterai à l'éléphant qui trompe énormément ou à ses talents de dragueur.