Leur concert de sifflets hier soir à San Siro, de la première à la dernière note de la Marseillaise, ne fera que redonner une couche de bêtise à une image dont ils ont si peu conscience du ridicule, qu’ils en sont fiers.

Car un poil de jugeote, à défaut d’intelligence, leur aurait rappelé que leur championnat national rassemble, a lui seul, une bonne partie de ce qui se fait de plus sale, de plus malhonnête et de plus corrompu dans le football mondial.
Et ce constat, les instances sportives transalpines seraient bien inspirées de le leur rappeler avec insistance, et d’en profiter pour leur donner quelques cours de respect élémentaire.
Seulement demander à un tifoso de la jouer profil bas et d’être respectueux, c’est lui demander d’activer un neurone.

Et des neurones... les tiffosis.



Il n’est pas inutile de souligner qu’un tel brocardage du "Fratelli d’Italia" au stade de France aurait non seulement été vécu comme une insulte inqualifiable de l’autre coté des Alpes, mais aurait inévitablement provoqué un scandale retentissant voire un mini incident diplomatique.
C’est d’ailleurs pourquoi il est plus que souhaitable que les futurs France/Italie sur notre sol, ne soient pas le théâtre d’une surenchère au sifflet, et que les supporters tricolores infligeront aux tifosis qui auront fait le déplacement, l’humiliation… d’un silence de cathédrale.

Finalement, de cette piètre rencontre, sans doute ne faudra t-il retenir que le bon résultat des bleus, et sourire de l’ultime provocation de Marco Materazzi dans la tribune, dont le tee shirt estampillé "y love Paris" donnait un amusant coté espiègle à son physique d’idiot du village, tout en nous rassurant sur le fait qu’un trait d’humour, même au stade embryonnaire, peut prendre forme dans un Q.I de ragondin.

Arrivederci…