Les juges de la récidive...
Par eric le mardi 21 août 2007, 19:08 - "Caca nerveux" - Lien permanent
Combien de temps encore allons nous nous
contenter de constater encore et encore l'immense quota de récidive dans les
affaires de pédophilie?...Pendant combien d'années accepterons nous encore d'être les spectateurs passifs d'affaires d'abus sur mineurs épouvantables dont les auteurs ont étés réinjectés dans la société prématurément ?!
Encore combien de jérémiades a avaler de nos syndicats de magistrats cloîtrés dans leur corporatisme historiquement hermétique, toujours prompts a nous démontrer par A plus B que le manque de moyens est a lui seul responsable des multiples remises en liberté de ces prédateurs d'enfants ?!
Enfin, combien de fois après chacun de ces faits divers terribles, allons nous être tenu de supporter les propos moralisateurs et opportunistes de Mme Lebranchu, que l'expérience transparente de son passage au ministère de la justice, devrait pousser à un silence penaud ?!
Personne ne cherche à contester que la justice de notre pays fait partie des
parents pauvres en terme de budget, quand on la compare a ses homologues
européennes.
Mais qui peut décemment parler d'impératifs budgétaires quand on analyse la remise en liberté d'un pédophile au bout de 18 ans d'incarcération, alors que le tribunal lui en a infligé... 27 ?!
Que Mme Lebranchu aille donc expliquer, comme elle le fait aujourd'hui dans "Le Parisien", aux parents du petit Enis, séquestré et violé par Francis Evrard, qu'il est contreproductif de réagir dans l'émotion, que débarrasser la société de ce type d'agresseurs est un non-sens et que l’enfermement est un retour a la barbarie.
Bien sur, et on le comprend, le choc de ce qui vient de les frapper ne leur laisserait pas la lucidité de lui rétorquer que si le juge incompétent qui a permis la libération de cette verrue de l'espèce humaine avait laissé la peine courir jusqu’à son terme, leur fils n'aurait éventuellement croisé son chemin qu'a l'age de… 15 ans.
Dans ce genre d'affaire, le politique doit prendre du recul, dit Mme le ministre.
Prendre du recul, c'est aussi ce que les syndicats de magistrats (USM) ont exigé, il y a dix jours, des policiers du Val de Marne qui venaient d'écrouer un pédophile récidiviste, et qu’un juge bien inspiré du parquet de Créteil a cru bon de remettre en liberté.
Bien entendu, l’USM, loin de se scandaliser du comportement de ce juge, a déversé sa fureur sur les syndicats de police excédés de voir leur travail balayé d’un revers de manche, qualifiant leurs arguments d’inacceptables ingérences dans les décisions de justice et les accusant de bafouer l’autorité judiciaire…
Rien que ça.
Nous ajouterons ce coup de gueule des syndicats de magistrats à la longue liste des réactions d’orgueil corporatiste déplacé au devant desquelles nous sommes malheureusement contraints de nous aplatir, et celui des fonctionnaires de police à la non moins longue liste des frustrations d’une profession dont trop souvent les efforts sont réduit à néant par des décisions de justice d’une prodigieuse imbécillité.
Qui peut donc encore s’étonner qu’un Francis Evrard ait pu continuer d’arpenter son terrain de chasse pendant des années jusqu’à l’irréparable, quand tous les matins se lève un juge irresponsable capable de remettre en liberté un type qui a tripoté et violé ses deux nièces, les enfants de ses amis, qui attente à la pudeur de dizaines de gamines, se branle régulièrement sur des vidéos qu’il met lui-même en scène.. et avoue tout ça aux policiers ?!
Marylise Lebranchu ?
Ce serait lui faire injure…
Mais qui peut décemment parler d'impératifs budgétaires quand on analyse la remise en liberté d'un pédophile au bout de 18 ans d'incarcération, alors que le tribunal lui en a infligé... 27 ?!
Que Mme Lebranchu aille donc expliquer, comme elle le fait aujourd'hui dans "Le Parisien", aux parents du petit Enis, séquestré et violé par Francis Evrard, qu'il est contreproductif de réagir dans l'émotion, que débarrasser la société de ce type d'agresseurs est un non-sens et que l’enfermement est un retour a la barbarie.
Bien sur, et on le comprend, le choc de ce qui vient de les frapper ne leur laisserait pas la lucidité de lui rétorquer que si le juge incompétent qui a permis la libération de cette verrue de l'espèce humaine avait laissé la peine courir jusqu’à son terme, leur fils n'aurait éventuellement croisé son chemin qu'a l'age de… 15 ans.
Dans ce genre d'affaire, le politique doit prendre du recul, dit Mme le ministre.
Prendre du recul, c'est aussi ce que les syndicats de magistrats (USM) ont exigé, il y a dix jours, des policiers du Val de Marne qui venaient d'écrouer un pédophile récidiviste, et qu’un juge bien inspiré du parquet de Créteil a cru bon de remettre en liberté.
Bien entendu, l’USM, loin de se scandaliser du comportement de ce juge, a déversé sa fureur sur les syndicats de police excédés de voir leur travail balayé d’un revers de manche, qualifiant leurs arguments d’inacceptables ingérences dans les décisions de justice et les accusant de bafouer l’autorité judiciaire…
Rien que ça.
Nous ajouterons ce coup de gueule des syndicats de magistrats à la longue liste des réactions d’orgueil corporatiste déplacé au devant desquelles nous sommes malheureusement contraints de nous aplatir, et celui des fonctionnaires de police à la non moins longue liste des frustrations d’une profession dont trop souvent les efforts sont réduit à néant par des décisions de justice d’une prodigieuse imbécillité.
Qui peut donc encore s’étonner qu’un Francis Evrard ait pu continuer d’arpenter son terrain de chasse pendant des années jusqu’à l’irréparable, quand tous les matins se lève un juge irresponsable capable de remettre en liberté un type qui a tripoté et violé ses deux nièces, les enfants de ses amis, qui attente à la pudeur de dizaines de gamines, se branle régulièrement sur des vidéos qu’il met lui-même en scène.. et avoue tout ça aux policiers ?!
Marylise Lebranchu ?
Ce serait lui faire injure…



Commentaires
Ah ! Notre Magistrature : vaste sujet ; j'ai assisté à Bordeaux à l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Ecole de la Magistrature, alors qu'il venait tout juste de prendre ses fonctions à l'Intérieur : j'ai cru qu'il allait être lynché par la horde des magistrats venus "l'accueillir"! Pouvoirs exhorbitants sans aucun compte à rendre à personne, et Outreau n'aura servi à rien..qu'à promouvoir le bon petit juge à Paris...Le manque de moyens (évident) a bon dos, et l'application à minima mais stricte de la loi aussi (Evrard avait fait la moitié de sa peine et pouvait être libéré).
Que dire du toubib qui lui prescrit du Viagra ? Certes il pouvait ne pas avoir le dossier pénal de son "patient", mais avait obligatoirement son dossier médical qui stipulait un traitement d'inhibiteur sexuel !! dans une prison où les 2/3 des détenus le sont pour délits ou crimes à caractère sexuel !!!
Et que dire du suivi après remise dans la nature ? Là peut-être y a -t-il manque de moyens : mais alors, faisons comme en GB : bracelet électronique obligatoire !!! Quand on sait qu'il y a 95% de récidive chez ces individus, non pas malades mentaux mais atteints de troubles de la personnalité.
Quoi qu'il en soit, le devoir de notre société et de ses représentants est de protéger ses enfants, et pour l'instant au vu des nombreux drames déplorés, elle ne le fait pas !!
Quant à la Lebranchu et sa "barbarie", elle a non seulement perdu une occasion de se taire, mais prouve une fois de plus que pour la grande majorité des socialistes français, le problème est encore de comprendre d'abord les délinquants, d'être en emphatie avec eux, avant que de se préoccuper des victimes.
A ce sujet, quid des moyens pour accompagner ces victimes et leurs proches ?
Il y a des carences humaines, c'est sûr. Mais je vais te le dire tout de go : tant que l'homme sera homme, le mal sera présent dans la société. Inutile de chercher à se demander "jusqu'à quand" cela durera...
Le politique et la justice doivent tout faire pour limiter le champ du possible, mais l'éradiquer... Ne rêvons pas!
On est d'accord Le Chafouin, l'homme est un loup pour l'homme et le restera.
Mes questions, auxquelles il est difficile de répondre, sont avant tout des cris de colère.
On peut disserter des jours entiers sur le pour et le contre de l'emprisonnement, de la castration chimique, du bracelet, des moyens et des responsabilités politique de gauche ou de droite, personnellement j'ai du mal à admettre que ce malade a été rebalancé dans la nature alors qu'il lui restait dix ans à purger.
Comme tu le dis, éradiquer c'est mission impossible..
Mais au risque de paraître simpliste, quand on en tient un, le minimum sécuritaire est de lui faire purger sa peine.
Que le système judiciaire souffre de moyens insuffisants ne justifie pas que l'on remette dans la nature ce type d'individus dont on ne s'est pas assuré de quelque manière que ce soit, qu'il lui est impossible de récidiver.
C'est le plus élémentaire des principes de précaution.
Dans ce fait divers précis, Evrard serait encore dans sa cellule, et le petit Enis n'aurait pas à porter ce fardeau qui va le hanter jusqu'au dernier de ses jours..
Salutations.