Grave erreur !..
Il sera emprisonné 380 jours, écrasé sous le poids d’une vindicte populaire de caniveau et de calomnie aux relents nauséabonds.

380 jours avant que les invraisemblances de son dossier ne soient enfin reconnues, et que le tribunal ne prononce un non-lieu mettant fin à ce cauchemar.
Au lendemain de son incarcération, sa femme Marie Thérèse, directrice d’école sera jetée dans "la fosse à purin" à son tour..

Son bourreau à elle, c’est le ministre de l’éducation de l’époque, qui va prononcer la suspension immédiate de son poste, et enfoncera le clou en se fendant d’un courrier à chaque parent d’élève de l’école de Bucquoy que voici :

"Mesdames et Messieurs les parents d'élèves de l'école de Bucquoy,.


C'est avec stupeur et consternation que j'ai appris les actes scandaleux et odieux commis par l'époux de la directrice de l'école maternelle de Bucquoy où sont scolarisés vos enfants..


Je partage la souffrance des jeunes victimes et l'émotion de leur famille. Je tiens donc très sincèrement à vous exprimer mon soutien personnel dans l'épreuve douloureuse que vous traversez..


Je peux vous assurer que toutes les mesures seront prises pour sanctionner les fautes qui ont été commises et pour accompagner et assister les enfants et leur famille..


En vous priant de croire en ma vive détermination, je tiens, Mesdames, Messieurs, à vous assurer de ma profonde sympathie.".



Les insultes, intimidations, menaces de certains habitants avides de sang, finiront ce travail de sape déjà bien ébauché par un binôme justice/ministère au sommet de son inaptitude.
Est-il nécessaire de rappeler que le ministre en question et auteur de cette lettre accusatrice, est le même olibrius exalté qui est chargé de nous faire avaler et rendre crédible le discours insipide et monocorde de Ségolène Royal ?

Le même Jack Lang qui aujourd’hui comme hier distribue des leçons de démocratie aux quatre coins de l’échiquier politique, et qui en septembre 2001, considérait probablement que son ego disproportionné et son titre de professeur agrégé de droit, l’autorisaient à fouler des deux pieds la loi sur la présomption d’innocence qu’il venait de voter.
Non content d’avoir cautionné et contribué sans retenue à ce lynchage en règle, il se gardera bien, même après le non lieu définitif, du moindre mot d’excuse, et encore moins de rétablir Marie Thérèse Hodique dans ses fonctions..

Mieux, il usera de ses ficelles de ministre pour recouvrir d’une chape de plomb cette bien gênante affaire.
Comme par enchantement, les articles disparurent les uns après les autres en quelques jours des archives de toute la presse en ligne, et les journalistes qui abordaient le sujet en interview se voyaient contraints de se contenter d’un savant mélange de langue de bois et de sarcasmes arrogants.

Il aura fallu attendre le mercredi 28 Mars 2007 pour que Gilles de Robien décide de se pencher sur cas de Madame Hodique, et mette fin aux séquelles laissées par le mépris et l’orgueil mal placé de ce ministre de foire que le bon sens aurait du envoyer depuis longtemps croupir dans une maison de retraite pour bobos décadents.

5 ans, 6 mois et 21 jours..

Voilà qui aurait mérité un tout autre éclairage médiatique, et surtout une mobilisation exemplaire des syndicats d’enseignants.
Le sort d’un grand père chinois en situation irrégulière à la sortie d’une école est visiblement plus fédérateur chez les profs que les aberrations destructrices d’un ministre de gauche sur un des leurs..
Le couple Hodique ne devra sa réhabilitation qu’à lui seul, et souhaitons que le ministre en place affirmera haut et fort son soutient en traitant ce dossier dignement.

Les plus optimistes diront "mieux vaut tard que jamais".