Imaginer que cette "fessée" leur serve de leçon est évidemment du domaine du rêve, mais elle constitue indéniablement une réaffirmation de la laïcité, que les membres les plus intégristes et sectaires de ces associations (officielles !), s’ingénient à piétiner allégrement.

Même si l’UOIF, que le ridicule ne rebute décidément pas, a décidé de faire appel, il faut saluer sans retenue cette correction infligée aux obscurantistes de l’islam, qui, rappelons le, sont non seulement d’inlassables récusateurs de toute autre société que celle reflétée par leur vision dogmatique, mais aussi les plus sournois ennemis des musulmans eux même.

Il eut été agréable de savourer cette nouvelle rassurante, si dans le même temps, l’incessant travail de sape de ces "VRP" de la charia, et les inconsistances d’un ministre de l’éducation nationale aussi apathique que défroqué, n’avaient décidé d'y apporter une sorte de ... compensation.
La descente au placard précipitée d’Alain Morvan, ce recteur de l’académie de Lyon qui a osé mettre en lumière les pressions inacceptables, le manque de transparence et les aspirations communautaristes des responsables du nouveau collège/lycée islamique Al Kindy de Décines, fera parfaitement l'affaire !..

Le ministre des cultes/candidat n’aura pas traîné pour faire descendre de la place Beauvau cette sanction "exemplaire", soucieux de ne surtout pas braquer un électorat trop souvent suspendu aux prêches des imams de quartiers prets à sauter sur tout ce qui pourrait nuire à la pratique assidue de l’islam, et qui pourraient bien entraîner leurs ouailles vers d’autres présidentiables..

A l’évocation de ce limogeage en règle, Gilles De Robien poussera l'hypocrisie jusqu’à nier cette mesure, et parler d’une "mutation normale du recteur, dans le cadre d’un plan de carrière classique très courrant dans cette administration" etc…

Pour ceux qui doutaient, monsieur le ministre, de votre capacité à nous prendre pour des cons, n’en jetez plus, ils sont servis !..

Curieuse démocratie qui mobilise ses élites, fait front et balaye d’un revers de main une attaque en règle de sa liberté d’expression, et qui bâillonne d’un autoritarisme affligeant un ardent défenseur de la laïcité que les contradicteurs barbus viennent traiter de xénophobe jusque sous les fenêtres..

Ou l'art de passer sans sourciller de la liberté d'expression à l'expression de l'autorité..