Quel est le sens de ces décennies entières de travail pour sortir le religieux des écoles catholiques et en faire des établissements réglés sur le modèle public, si personne n’est en mesure d’endiguer cette recrudescence de plus en plus visible d’écoles ou le savoir qui y est prodigué est directement conditionné aux exigences d’un culte ?

C’est le genre de question que nos dirigeant éludent aujourd’hui avec souplesse, mais que nous ne manquerons pas de leur poser le jour ou les communautarismes nés de ce laxisme, auront atteint un point tel que la cohabitation interreligieuse sera devenue ingérable.

Mais dans l’immédiat, et après avoir essuyé trois refus, le collège Al Kindi ouvrira bien ses portes aux élèves en attente depuis la rentrée des classes, par définition non scolarisés, et donc en infraction, sans que cela n’émeuve quiconque !

h_9_ill_807935_decines.jpg Nous noterons la belle mobilisation et la générosité de toutes les associations musulmanes régionales et nationales, nettement plus promptes à réagir pour implanter ce type de madrasa déguisée, que pour œuvrer socialement dans les quartiers et y délivrer un message de fraternité.
D’ailleurs, la présence de l’UOIF, dont on s’époumone à rappeler qu’elle est composées de fondamentalistes reconnus, donne à ce comité de soutien la couleur haineuse affichée lors des manifestations organisées devant le rectorat de Lyon pour exiger la démission de M.Morvan (recteur),et le traiter gentiment de xénophobe et d’islamophobe

Malgré ce lobbying et ces pressions, on se dirigeait vers un statu quo qui aurait pu aboutir à un refus définitif, d’autant que Kamel Kabtane, n°1 de la grande mosquée de Lyon, n’avait pas caché sa réticence au projet dans une interview au journal Libération :
.."Pendant longtemps, la communauté a lutté contre la tentation d’ouvrir des établissements privés. A présent, on va tout droit vers un renforcement des communautarismes et des replis".

C’était sans compter sur notre ministre des cultes et de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, favorable, lui, à ce projet, qui convoquera en août dernier le recteur de l’académie de Lyon dans son bureau de la place Beauvau afin de lui signifier par deux fois… que "ceux qui tenteraient de s'opposer à l'ouverture de l'établissement, menaient un combat perdu d'avance"…

Tout était dit..