Visiblement portée par la mission sacerdotale dont elle se dit investie, et la profonde certitude d’être "l’Elu ultime", ses pas se sont très naturellement dirigés vers la stèle commémorative érigée en souvenir de Zyed et Bouna dont la mort accidentelle avait provoqué les évènements que tout le monde connaît.

Nous passerons sur les relents fétides du coté "récup" de la démarche, pour mettre en lumière le coté très sélectif des élans compassionnels qui animent la "Madone"..

La chasse effrénée aux bulletins de vote dans ces viviers que sont nos banlieues difficiles, aura probablement anesthésié sa mémoire.
Car pendant qu’elle fleurit le souvenir de ces deux gosses dans l’intention inavouée mais claire, de désigner son adversaire de campagne comme l’infâme bourreau et de marquer au fer rouge les consciences d'un auditoire en age de voter, les familles de Jean Claude Irvoas (46 ans) et de Jean Jacques L e Chenadec (60 ans), massacrés à coups de pieds et à coups de poings, pour rien et à la même époque, n’auront pas droit, elles, aux honneurs miséricordieux de la diva socialiste.

De là à penser qu’une démarche officiel pour ces victimes là eut été inutile, voire contre productive..
A-t-elle seulement accordé une seule pensée à ces deux hommes et à leurs familles en retournant dans ces quartiers ?
J’en doute..

Il y a les victimes exploitables… et les autres.
Une compassion à deux vitesses…