Qui peut encore s’étonner des turpitudes du sulfureux député maire de Levallois Perret ?
L’homme reste droit dans ses bottes, fidèle à sa conception de la fonction qu’il occupe et cultive, avec le talent qu’on lui connaît, ce mépris teinté d’irrespect envers ses administrés.
Bien candide serait celui d’entre eux qui attendrait de la part de M.le maire, un quelconque remords de conscience ou une once de scrupule, à demander par recours gracieux, le transfert des intérêts de sa dette judiciaire (231 000 euros) à la charge de la municipalité.

Levallois "paierait" donc ?..

Probable..
D’ailleurs, l’équipe en place a immédiatement donné son accord de principe, et on peut supposer que la décision de Thierry Breton n’ira pas à l’encontre de la requête de ce pilier de l’UMP.

Pourtant, parfois, il est nécessaire d’ouvrir les yeux :

En deux lignes, Patrick Balkany et la morale républicaine c’est :

- En 1997, pour l’anecdote, sa maîtresse l’accuse publiquement de l’avoir forcée à une fellation sous la menace d’un 357 magnum.
- En 1996, 200 000 fr d’amende, 15 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité pour s’être octroyé les services de 3 fonctionnaires municipaux à temps plein.
- En 1999, la condamnation au remboursement des 524 000 euros de salaire versés à ce personnel.
- 15 mois avec sursis pour Mme Balkany (1er adjoint…) pour prise illégale d’intérêts.
- En 2002, déchut une première fois de sa réélection au poste de maire de Levallois car inéligible au moment du scrutin.

Et puis en 2005, ça :




Alors forcément, au-delà de l’indignation bien légitime que suscite ce genre de personnage dont l’éthique n’a jamais dépassé le stade embryonnaire, une question reste en suspend :
Comment Patrick Balkany a-t-il pu se retrouver à nouveau confortablement assis dans son fauteuil de maire de Levallois Perret dès la municipale partielle de septembre 2002 ?

La réponse est sans équivoque :
Grâce aux 54,4 % d’offusqués, d’indignés et de scandalisés qui lui ont re-confié spontanément les clés de la mairie et surtout, le carnet de cheques du compte bancaire de leur municipalité qu’il s’est pourtant appliqué à utiliser sans compter pour agrémenter son quotidien.

Au même titre que les bordelais, dont je parlais ici, les levalloisiens seront passé à coté de ce sursaut citoyen dans l’isoloir, et auront contribué à pérenniser ces pratiques scandaleuses et donc leurs auteurs indélicats.
Si l’immense majorité de nos élus sont d’honnêtes gens, les indésirables qui restent ne se font pas prier pour attraper les perches que nous leur tendons parfois avec une prodigieuse naïveté.

La fin de ces pratiques passe en partie par le seul outil dont nous disposons : le bulletin de vote.
Tant que nous l’utiliserons à tort et à travers, nous resterons avec les élus que nous méritons...

..et avec nos indignations.