Bien sûr, les éternels alliés indéfectibles soutiendront sans mollir l'argumentaire israélien qui rappelle inlassablement ce statut de pays martyr, et justifieront, dans un vibrant soucis d'allégeance, ces actes de guerre aussi scandaleux et criminels que disproportionnes..

Quelques réactions internationales ont bien tentées d'égratigner ce bouclier de protection, de privilèges, et d'impunité diplomatique, en vain..

Israël, comme depuis plusieurs décennies, fera ce que bon lui semblera, et ne se pliera au lois internationales que lorsqu'il l'aura décidé. Point !

Dans cette intervention de Tsahal, on relève sans difficulté une dizaine d'infractions graves a la convention de Genève de 1949, qui auraient du logiquement déclencher une toute une série de mesures..

Là, pour le coup: Silence radio...

Violation de territoire, kidnapping, cibles civiles, prisonniers mineurs, blocus économique, isolement humanitaire, destruction des ressources, etc...

Pas assez, visiblement, pour que l'ONU réunisse le conseil de sécurité !

Pas suffisant pour convoquer tout ce beau monde à Genève !

Dailleurs pour qu' Israël accepte de s'y conformer, il lui faudra, par voie de conséquence, admettre l'existence de la Palestine !

Pas de Palestine, pas de colonisation..

Pas de colonisation, pas d'occupation et encore moins d'oppression..



Donc rien d'autre qu'un ramassis de terroristes dont le peuple juif se protége..

Ramassis de terroristes qui, juste pour la dernière intifada, aura vu tomber plus de 4200 âmes (civils dans une immense majorité) sous les balles de cette grande "démocratie humaniste"...

Qu'a cela ne tienne, la capture de ce jeune soldat de Tsahal justifie bien la mise a feu et a sang de toute une région..

A ce propos, ou sont passés les fameux commandos du Mossad spécialisés dans les infiltrations éclairs et la récupération de soldats détenus en zones ennemies ?

Fallait il légitimer et justifier cette offensive de grande envergure, qui, quoi qu'on en dise, ressemble étrangement a une reconquête des territoires ?

J'en ai bien peur.

Il faudra bien qu'un jour les dirigeants du "Peuple Elu" admettent que le Proche Orient ne leur appartient pas, que les règles internationales leurs sont applicables, et que toutes ces années d'occupation et d'annexions sauvages d'une terre qui ne leur a jamais appartenue, ont engendrées cette situation apocalyptique..

Pourtant, s'il est un peuple dont les mots "occupation", "mur de sécurité", "exode", "déportation" ou "représailles", devraient avoir un sens particulier, n'est ce pas celui là ?

A se demander si Olmert, Sharon ou Netanyhaou ont, ne serait-ce qu'une fois, pris la peine de se retourner pour regarder derrière eux...