Le cas de Sohane est l’illustration malheureusement parfaite de ce comportement presque surréaliste et terrifiant..

Existe-t-il plus horrible manière de tuer que celle utilisée par Jamal Derrar, et son cortège de préliminaires, tortures et préméditations ?

Peut-on imaginer plus de souffrances que celles qu’a du supporter cette pauvre môme ?

La réponse est non, et pourtant..
Pourtant, les amis de Derrar n’hésitent pas une seconde à considérer publiquement que son emprisonnement depuis son interpellation, est largement suffisant, et qu’il a « assez payé »..
Ils font le portrait d’un garçon gentil, droit et serviable..
Ses parents en font un fils idéal…

Tout ce petit monde n’aura de cesse, d’ailleurs, d’en faire la démonstration.
Saccage à plusieurs reprises de la stèle à la mémoire de Sohane, applaudissements à l’arrivée de son bourreau lors de la reconstitution, intimidations, jets de projectiles divers sur la police au moment des faits, etc..


Si pour nous, simples spectateurs de ces comportements, le sentiment de révolte est presque un réflexe, qu’en est il pour la famille et les proches de la victime ?!
On n’ose l’imaginer..

Qu’a-t-il pu arriver à notre société pour que ces gamins en arrivent à considérer que brûler vif un individus n’est pas un acte suffisamment grave pour être sévèrement réprimé ?!

Qu’est ce qui a pu piétiner ou négliger à ce point les valeurs de respect de la vie humaine dans l’esprit de ces jeunes, pour les remplacer par le code de la cité et ses règles débiles ?

Comment certains peuvent aller jusqu’à dire, encore aujourd’hui, que Sohane a bien cherché ce qui lui est arrivé ?!!..

Soutenir avec force que « Nono », qui travaille sur les marchés et emmène les gosses du quartier à Mac Do, ne peut être qu’un bon garçon, en zappant presque…naturellement, qu’il n’a pas hésité à transformer une gamine de 17 ans en torche vivante, dépasse l’entendement…

Un début d’analyse intéressant ici (RMC le 06/04, à 7h00) :



Le drame, c’est que nous n’avons pas de réponse, et encore moins de mesure à opposer à cet état d’esprit..

Il faut pourtant appeler les choses par leur nom : la barbarie fait un retour fracassant dans notre société, et ne pas le dire serait irresponsable !

L’exemple du maire de Vitry sur Seine, contre lequel la famille et les proches de la victime ont du se battre pour obtenir sur la nouvelle stèle ces trois mots : « morte brûlée vive », est un exemple de cette forme « d’omerta », de politique de l’autruche qui sévit dans ce pays quand il doit faire face à ses dérives sociétales.

Ce « non dit » est certainement une des raisons pour lesquelles on hésite encore à rapprocher le mode opératoire de ce crime odieux, aux pratiques barbares en vigueur dans certains pays régis par la loi coranique.

La punition
La punition par le feu, pratiquée partout dans le monde, et qui, sous les effets désastreux encore une fois, d’un islam fondamentaliste de plus en plus présent en occident, commence à se pratiquer chez nous..

Chaharazad à Neuilly sur Marne, brûlée sur 60% de son corps
par un Pakistanais de 25 ans (toujours en fuite..), en est une autre démonstration.

Jamal Derrar, qui n’a visiblement rien d’un fou de dieu, a pourtant bien choisi cette « punition » spontanément, presque naturellement, tant il considère que c’est LA réponse appropriée à la désobéissance, et à l’affront fait à son orgueil de petit caïd merdeux et de macho teigneux…

Plutôt effrayant, et surtout, préoccupant pour l’avenir..

Quant au verdict de ce procès, que pour ma part je trouve clément, je ne peux m’empêcher de penser qu’avec le jeu des remises de peines, et la détention préventive déjà effectuée, des 25 ans prononcées il n’en restera que 15, que Derrar aura une petite quarantaine d’années… et que Sohane n’aura jamais connu ses 18 ans

On me dira : c’est comme ça, c’est la justice de la République..

Soit.

Mais au risque de passer pour vulgaire, choquant ou populiste, j’ai du mal à considérer ces Derrar et autres Fofana comme autre chose que de la pourriture sur pattes, dont la société se doit, d’une, de nous débarrasser durablement, et de deux, de s’appliquer d’urgence à modifier les mentalités de leurs « frères d’arme » qui les soutiennent au point d’en oublier les plus élémentaires des valeurs humaines..