La semaine dernière, suite à une ordonnance présidentielle, quarante deux écoles francophones sont fermées manu militari, pour mettre fin officiellement et définitivement aux « déviations linguistiques » et instaurer « l’enseignement en langue arabe obligatoire dans toutes les disciplines, et à tous les niveaux.. ».

Peines encourues pour les récalcitrants : 6 à 12 mois fermes.

Si on ajoute à ça l’enseignement de la charia, rendu lui aussi obligatoire en secondaire, depuis la rentrée 2005, on peut aisément imaginer la tournure que prend ce pays, et le devenir de ses générations futures..

Si, sur le fond, privilégier la langue maternelle peut se comprendre, sur la forme, le totalitarisme utilisé est plus que discutable.

M. Le président qui, en 1999, se voulait réformateur, voire presque ... Laïque, finit par rejoindre inexorablement ses homologues du monde arabe dans la soumission aux nationalisme islamiste...

Chassez le naturel, il revient au galop !

Et si on en doutait, la dernière facétie de ce chef d'état "en carton", suffit à ôter toute interrogation : Le parlement algérien a adopté (dans un « silence international » qui fait mal aux oreilles !), une loi de réglementation sur la pratique des religions non-musulmanes, dont les textes sont sans ambiguïté :

« ..Toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion (…) fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane, est passible de peines allant de 2 à 5 ans d’emprisonnement, et d’amendes pouvant atteindre 1 million de dinars ( 10000 euros).. »

Ou encore :

« ..l'exercice d’un culte autre que musulman en dehors des édifices prévus à cet effet est interdit, et subordonne l'affectation des édifices pour l'exercice du culte à l'obtention d'une autorisation préalable.. ».

Autant dire que « l’obtention d’une autorisation préalable » sera du domaine de la science-fiction..

Dorénavant, les « Kufar » (impie), n’auront qu’à bien se tenir..

Le désolant de l’histoire, c’est le traitement et les honneurs réservés à ce monsieur dans notre pays « des droits de l’homme », qui exige, donne ses leçons de démocratie et d’histoire de France ( !), et va se faire copieusement applaudir à la Sorbonne par un parterre d’intellectuels qui font semblant d’oublier qu’en Algérie on emprisonne les journalistes pour un croquis ou une déclaration, qu’on amnistie à tour de bras d’immondes porcs sanguinaires, que l’armée « secrète » égorge probablement autant d’innocents que les islamistes, et que le retour en force du nationalisme religieux le plus radical qu’il cautionne, est une évidence..

Malgré toutes ces courbettes diplomatiques, (celle de Chirac s’accompagnant d’un genou à terre..) on aura compris que dans ce vaste processus d’islamisation qui se développe actuellement en occident, Abdelaziz Boutéflika est un acteur qu’il ne faut surtout pas sous-estimer..

D’autant moins que son pétrole et son gaz lui vaudront encore pour de longues années, les délicates caresses dans le sens du poil, et la considération sans bornes de nos gouvernants actuels et à venir..