Certes, il m’a fallu admettre l’idée d’aller voir un spectacle sponsorisé par Radio Gériatr… heu… Nostalgie (pardon..), et donc de regarder mes deux/trois cheveux blancs dans les yeux… (..Hein ?.. quatre/cinq ?.. bon, s'tu veux...)

Certes, pour les puristes, le groupe n’est plus vraiment le même que celui de 1968..

Certes…

Il n’empêche que depuis jeudi 23 heures, j’ai du mal à zapper de mes neurones les 120 minutes de concert de cette légende du rock qu’est Deep Purple, et j’imagine ne pas être le seul ! Les yeux hallucinés, et les bananes scotchés sur les visages des spectateurs à la sortie, quel que soit leur age (de 15 à 60 ans !), ne laissaient aucun doute : l’énergie incroyable, la magie, le génie, et la dimension mythique de ces "papy's" turbulents avaient laissé des traces indélébiles dans les "disques durs"…

Des morceaux parfaitement interprétés, dans une sorte de "décontraction" et de désinvolture naturelle qui laissent sur le cul, quand on connaît la richesse et la complexité de certains titres du répertoire, et une sorte "science" de la scène et du public immédiatement perceptible..

Les intros des chansons cultes (Highway Star, Smoke on the water etc..) vous collent d’irrésistibles "coups de lattes" dans le croupion et vous font oublier instantanément vos rhumatismes naissants, vos douleurs dorsales… Et vous vous retrouvez avec vos chaussettes tassées au fond de vos Adidas à force de marteler des talons votre blouson que vous avez posé à vos pieds, et que vous piétinez copieusement depuis le début du concert …

Ajoutez y la virtuosité surnaturelle d’un Steve Morse, sorte d’ange blond dont la main droite doit être pourvue d’environ 7 doigts, et la gauche d’au moins 12, et qui fait sortir de sa guitare des sons d’un autre monde avec une aisance à couper le souffle…

Ajoutez y encore quelques accords "oubliés" qui font ressurgir spontanément quelques souvenirs de votre adolescence, et vous voila en vol stationnaire à un mètre au dessus de la tribune à observer la calvitie naissante de vos potes ... (qui planent visiblement eux aussi !)

En un mot : jubilatoire..

Seul regret : un solo de Ian Paice à la batterie aurait complété à merveille l’excellente prestation de l’ensemble.. Mais bon… Pas tout jeune non plus Ian Paice.. un peu d’arthrose peut-être…

Bref, noyé au milieu des quarante, cinquante et soixantenaires accompagnant leurs enfants et petits enfants ( ou le contraire !), submergé par une musique qui a bercé mes premières âneries d’ado pré-pubert, et revisité par quelques souvenirs que ces cinq gaillards ont "extirpés" de la "corbeille" que je croyais avoir "vidée", bref, je disais-je t-il,… j’ai passé un BON moment !!..

Merci les gars, et rev’nez quand you like.. ..mais magnez vous quand même, j'ai 46 balais..

Pour découvrir Deep Purple c’est ici : http://www.rtl.fr/musiques/article.asp?dicid=405017