
Dans une récente note, je pointais une caste d’individus que je traitais de "sur-citoyens", symboles vivants d’une république composée de strates découpées selon les principes d’une moralité à géométrie variable, et dont l’étalage public décomplexé ne pouvait que susciter l’indignation, voire l’écœurement général.
L’indécence qui s’associe à cette micro-population convaincue de son statu social dérogatoire, n’a d’égal que l’arrogance crasse avec laquelle il est publiquement assumé, présenté comme un dû, et même revendiqué.
Dans une société qui aspire à une certaine égalité devant les principes républicains d’une démocratie qui se veut respectueuse de chacun, l’immense majorité des français perçoit cette dissymétrie à peu près aussi bien qu’un furoncle au cul…
Comment pourrait-il en être autrement ?


Il n'aura fallu qu'une demie journée de
réflexion à Mme Alliot Marie pour décider du sort d'un procès
qu'elle juge inéquitable et du renvoi de tous ses protagonistes à la barre, et
le tout dans une doucereuse torpeur complaisante qui ressemble furieusement à
de l'approbation générale...
Et ça marche !



Quelle
importance que pour eux, il ne soit même pas question de niveau d’indemnité
renégocié, de solution de reclassement, ou d’aménagement de plan social.
Bien sûr, ces entités
poétiques sont issues du cerveau d’un auteur brillant et visent à faire
fonctionner l’imaginaire du lecteur jusqu’au moment ou il refermera le livre,
et retournera à sa réalité de terrien normal.
Mettre un
coup d’arrêt à ces mécanismes hégémoniques qui ont vu une poignée de goinfres
s’empiffrer sur le dos des français d’outre mer est évidemment une nécessité
qui a visiblement échappée aux élus de tous bords, et particulièrement à ceux
de gauche qui sont aux manettes locales depuis longtemps sans que cette
situation n’ait eu l’air de vraiment les gêner aux entournures…
Asperger sa petite amie réticente d'essence et l'enflammer est un de
ceux-là.
Des
mois, des années qu’ils sont persuadés que les enjeux politiques se jouent sur
leur capacité à imaginer le quolibet bien ficelé ou le ragot bien populiste qui
salira durablement l’intégrité personnelle de leur adversaire, quel qu’il
soit.
On pourra
noter au passage que les mêmes politicards qui font mine de s’indigner
aujourd’hui des innommables saloperies que les soldats israéliens infligent aux
gazaouis, se battent, et se battront comme des chiffonniers une fois l’an pour
aller s’assoir à une table du diner du CRIF afin d’y recevoir
leur leçon de géopolitique proche-orientale et, comme s’il en était encore
besoin, la liste des bons sentiments qu’il convient d’adopter envers le peuple
martyr.
Vaporiser 300
civils gazaouis pour une roquette lancée sur une colonie interdite par le droit
international, voilà bien un minimum pour l’état hébreu.
Il faut dire que l’argumentaire de ses
jeunes détracteurs avait de quoi faire vaciller sur son socle la plus aguerrie
des statures politique :
En matière
de chaine, il arrive que la lecture des questions déclenche à elle seule un
ralentissement perceptible de mon métabolisme, genre bug, et que dans la foulée
s’échappe de ma lèvre inférieure devenue molle, un filet de liquide salivaire
translucide dont la destination est manifestement située entre la touche AltGr
et la barre d’espace .
Car il serait
surprenant qu’avec la nouvelle équipe, on ait fini par comprendre qu’il ne
suffit pas de vouloir faire taire l’adversaire pour obtenir un vrai statut
d’opposant.



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